26/07/2006
Retour au pays
14 jours se sont écoulés depuis notre arrivée à Paris, mais on a pas réellement atterri.
Nous allons avoir besoin de temps pour digérer toutes ces émotions et ces informations.
Le décalage au retour est surprenant, et on vérifie chaque jour le vieil adage : "Dans un voyage le plus dur est surement de partir, puis de revenir."
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11/07/2006
Ultimo día en America del Sur
Voila, nous y sommes...
Après un peu plus de 5 mois d'aventures, de tourisme, de rencontres, de montagne et de plage, il ne nous reste que quelques heures a passer sur le continent Sud Américain.
On a le trac, le spleen, la gorge serrée, ce que vous voulez, mais on est heureux!
Heureux d'avoir pu parcourir tant de km avec autant de plaisir et de surprises, sans problème désagrable ou mésaventure, sans maladie a ralonge.
Heureux d'avoir appris autant de choses, de l'espagnol aux difficultés politiques et sociales de tous ces pays. Des prises de conscience fortes qui nous auront surement marqués.
Heureux des rencontres, bien sur, entre celles de 5mn en attendant un bus et celles, plus profondes, des amis grimpeurs.
N'allez pas croire pour autant qu'on s'est inscrit à un centre krishna ou à un temple Baas...
Un grand merci à vous tous pour avoir maintenu le contact par vos commentaires et mails, et on se retrouve très bientot pour partager les joies de l'éte... a nous les longues soirées et le bon rocher!
Je pense que cette note n'est pas la dernière, que Lole vous fera part de ses impressions, et qu'on concluera prochainement sur nos moments favoris de ce voyage unique.
16:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05/07/2006
Volcans d'Equateur : entre mauvais temps et mauvais moral...
Depuis Cuenca on file directement sur Cayambe. Comme le temps n'a pas l'air trop mauvais et qu'on a peur que ca change on decide de monter l'après-midi même sur le refuge : 1h30 de taxi et à peine 1/2h-3/4h de marche pour se retrouver à 4600m au pied du Cayambe. Dans le taxi on voit le temps changer et finalement on devine au loin la pluie sur le volcan. Le chauffeur de taxi nous certifie qu'il ne pleut pas que ce n'est qu'un nuage qui va passer... il est tellement sûr de lui qu'il n'a pas de bache pour couvrir et protéger nos sacs, après tout ce n'est pas la saison des pluies! Au final on arrive sous la pluie-neige et on attend un peu dans la voiture en espérant que ca se clame.... nos sacs sont bien humides et au bout d'une demi heure on se décide à partir quand même. On avait prévu de camper mais on arrive au niveau du refuge tellement trempés et balayés par le vent qu'on ne se consulte même pas pour entrer dans le refuge. Le vent souffle terriblement et la pluie-neige tombe à l'horizontal. Dans la soirée ca se dégage et on voit même le sommet parfois. Malheureusement au réveil (sur les coups des 1h) le vent n'a pas faiblit et la pluie a repris... inutile de partir dans ces conditions, nous serions trempés en moins de 50m!!! Au matin le vent et la pluie sévissent toujours et le moral est largement attaqué. Nous avons réservé notre chambre d'hotel pour le soir et il nous faut redescendre sur la ville... le soir on voit le ciel se dégager et le lendemain est une journée splendide.... no comment.
On profite de cette journée pour aller sur Otavalo et son fameux marché puis pour rentrer sur Quito. Les avis sont partagés sur la suite du programme : Vince reste motivé pour tenter encore d'aller en montagne, moi j'ai une grosse baisse de motivation et j'irai bien à la plage en attendant d'aller au Cotopaxi avec nos copains de Cuenca la semaine prochaine. Finalement on s'accorde quelques jours au lac Quilotoa : un lac au creux d'un cratère : magnifique mais avec toujours un vent à décorner un boeuf. On profite aussi du marché de Zumbahua : rien à voir avec Otavalo, ce n'est que de l'alimentaire et du quotidien mais il y règne une ambiance très sympa et les stands proposent aussi chocolat chaud, humitas (semoule de mais, ognions et herbes cuits dans une feuille de banane) et on se régalent en observant l'agitation. On rate le matche de l'équipe de France contre le Brésil (pas d'électricité à Quilotoa et pas de signal à Zumbahua) et on nous fait même croire que le Brésil à gagné 3-1... On apprendra la victoire francaise le lendemain en redescendant sur Latacunga...
Vince m'entraine avec son énergie bien connu de tous pour le Chimborazo. On s'arrête au-dessus de Riobamba dans une communauté de Calpi, San Francisco, qu'une famille francaise nous avait recommandée lors d'une rencontre dans un bus au Pérou. Calpi compte 19 communautés dans ses alentours et le père Pierrick dynamise le tout en aidant les initiatives locales : casa turistica à San Francisco, restaurant à Palacio Real, ateliers de tissages un peu partout, garderies, etc... Ce sont souvent les initiatives des femmes puisque bien souvent les hommes partent travailler à Riobamba, Quito ou même plus loin (Galapagos, Espagne, EU) et ne rentrent que de temps en temps (chaque we ou une fois par an). Du coup il y a souvent quelques volontaires dans la maison, travailleur d'une association ou touriste apportant son aide pour quelques temps. On rencontre donc Marielle qui est engagée pour apporter son aide dans les garderies : mise en place d'une certaine hygiène, formation sur la nutrition, communication avec les parents, etc... Il ya aussi Ibtissem qui fait une thèse d'anthropologie sur la symbolique des montagnes en Equateur (dément). Benjamin s'occupe de la mise en place de la signalétique des circuits touristiques autour de la maison pour son stage de BTS. Hugo et Sonia sont deux ostéopathes en voyage pour 1 an et après avoir parcouru l'Amerique Centrale ils se posent un peu à San Francisco et offrent leurs services aux gens du coin, vont dans les graderies faire quelques scéances, etc.
Avant de monter au Chimborazo on se fait donc une demi-journée dans la garderie de Rumi Pamba avec Marielle. Acceuil, petit-dej', activités et déjeuner avec les enfants (20 entre 1 et 5 ans)... si ca c'est pas du sport!!! Les enfants sont en demande d'attention et de calins et ils se font une joie de nous voir arriver. Les encadrantes de la garderie sont vite débordées et elles laissent souvent les enfants à eux-même. Nous on en profite pour nouer le contact qui se fait immédiatement et bientôt les gamins ne décollent plus de nous. Au niveau hygiène c'est dreamland : les gamins arrivent crades, n'ont pas de couche et ne se contrôlent pas... un pur bonheur... L'expérience est vraiment chouette et la spontanéité des petits fait plaisir. Globalement les gens, petits ou grands, sont très heureux de nous acceuillir et de nous faire découvrir leur quotidien.
Après le dejeuner avec les enfants on s'embarque dans un taxi en direction du Chimborazo. Si en bas dans la vallée les nuages prédominent, on arrive au premier refuge du Chimborazo avec le grand soleil. Après 1/2h de marche on pose notre tente à 5000m. Le vent souffle fort mais le temps est au beau et le sommet est bien dégagé. Notre courte nuit se passe bien et au réveil (minuit) le vent à un peu baissé. On démarre notre ascension avec un ciel gavé d'étoiles mais la lune est déjà couchée. Il faut cheminer au début dans les cailloux et entre les barres rocheuses pour rejoindre le glacier. La partie pénible est passée et les conditions sont vraiment idéales pour faire le sommet. On avait peur de ne plus être acclimatés mais la nuit a été bonne et physiquement tout va bien. C'était sans compter sur mon petit moral. Vince m'a entrainée dans son enthousiasme mais je n'est pas le moral suffisant pour supporter le froid et l'effort inévitable que va me demander l'ascension. J'ai encore du mal à comprendre et surtout à accepter ce genre de réaction mais si physiquement tout va bien, je sens que chaque pas me coûte mentalement. Vince lui m'explique un peu ce qu'il m'arrive et avec encore une fois beaucoup de patience et de compréhension on fait demi-tour vers 4h du matin. Après quelques heures de sommeil supplémentaires on retourne, sous un grand soleil, à San Francisco. Je m'en veux terriblement mais Vince me remonte le moral...
Normalement on dervait rejoindre demain Macarena, Pedro, Nicole et un couple de francais pour aller sur le Cotopaxi. J'espère que d'ici là j'aurai repris quelques forces pour au moins faire un sommet ecuatorien... à suivre. Dans tous les cas nous rentrons mardi prochain et on pourra vous raconter de vive voix notre dernière aventure...
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26/06/2006
De retour sur le rocher de Cuenca
On avait bien remis les chaussons à Santiago au Chili en compagnie de Macarena pour quelques jours de grimpe mais depuis on s'était contenté d'un peu de bloc à Huaraz.
A peine revenus d'Espagne Juan et Maca nous voient débarquer chez eux et nous accueillent à bras ouverts. S'en suivent de nombreux récits de nos aventures respectives : nous dans les Andes et eux pour un tour d'Espagne des sites de grimpe. Ils reviennent encore plus motivés pour grimper en Equateur et c'est cool nous aussi on a bien envie de sortir un peu.
C'était sans compter sur les pannes de voiture et le mauvais temps. Du coup on passe les premiers jours à attendre et profiter du nouveau mur de Cuenca. Un peu de bloc avec les jeunes grimpeurs cuencanais ça fait toujours plaisir même si on commence à désespérer de revoir un jour du soleil...
Finalement on arrive à sortir à Paute puis aux Cajas. On a même droit après un jour de grand froid à deux jours de grand beau.... à 4000m d'altitude on apprécie!!! Les filles de Juan, Kiki (12 ans) et Gabi (10 ans) nous accompagnent parfois dans nos périples ce qui n'est pas sans rappeler quelques souvenirs....
A maintenant 15 jours du retour il est temps pour nous de remonter sur le nord pour visiter les volcans d'Equateur. Si le temps et notre forme nous le permettent le Cayambe, Cotopaxi et Chimborazo sont au programme... Ojala comme on dit ici et la suite au prochain numéro!
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